Logone-birni, 29 November 2014, 10:27:12
Une fillette de 3 ans kidnappée

Le ravisseur exige une rançon de 15 millions de FCFA.

Au quartier Kamkop à Bafoussam, la résidence d'Alain Essomba, père de la fillette enlevée le 14 novembre dernier à Bafoussam, ne cesse de recevoir des visiteurs. Des hommes et de femmes qui viennent de partout, pour apporter du réconfort moral au jeune couple en difficulté, tout en souhaitant que le ravisseur ait un brin d'humanisme à l'endroit d'une innocente de trois ans, actuellement détenue dans un endroit tenu secret.

Une situation qui perturbe la famille d'Alain Essomba, en service à l'Agence de régulation des marchés publics (Armp) de l'Ouest à Bafoussam.

On en parle avec prudence, afin de ne pas provoquer la colère du ravisseur. «Je suis dépassé, je n'y comprends rien du tout. Je n'ai des problèmes avec personne», renseigne M. Essomba, visiblement abattu. Il en veut quelquefois à la nature de l'avoir mis au-devant de la scène.

Les jours se succèdent et en rajoutent aux inquiétudes. Le couple plonge de plus en plus dans la méditation, question de se donner des forces supplémentaires. Entretemps, des policiers du commissariat central à Bafoussam poursuivent leurs enquêtes. Il faut davantage retrouver Alexandra Essomba Assako, 3 ans, élève à l'école maternelle les Oiselets à Bafoussam. Les faits suscitent la compassion. Le 14 novembre dernier, Alexandra Essomba Assako arrive à la maison, après des enseignements reçus à l'école.

Les parents ont vaqué à leurs occupations. La femme de ménage accueille la fillette comme à l'accoutumé. Il n'y a aucun soupçon, jusqu'au moment où un individu se signale au portail. D'après des témoins, il est 13h. L'homme qui se présente se fait passer pour un agent de la Camerounaise des eaux (Cde). C'est ainsi qu'il demande à contrôler le compteur d'eau. La femme de ménage, actuellement gardée à vue au commissariat central à Bafoussam, lui ouvre grandement les portes.

Rançon

A peine il a franchi la cour qu'il intime l'ordre à cette femme de ne plus bouger. Sur le champ, il brandit un long couteau pour l'intimider. Puis, la femme de ménage est ligotée au niveau des bras. La scène se déroule en l'espace de quelques minutes. Le ravisseur, qu'on dit avoir agi seul, enlève Alexandra Essomba qu'il emporte dans un taxi qui s'est garé plus tôt dans les environs de la résidence familiale.

Dans la soirée, le ravisseur appelle M. Essomba au téléphone, en lui indiquant qu'il a besoin de 15 millions de FCFA. Si le père veut sa fillette, en vie.

«Il m'a dit que je lui devais de l'argent. Je lui ai dit que j'étais surpris, que je ne dois à personne», se souvient Alain Essomba. Le ravisseur suspend la communication avec le mari et appelle plutôt son épouse. Rien ne varie dans les échanges. Toujours est-il que les numéros de téléphone qui s'affichent ne sont pas identiques.

Le même ravisseur donne à la famille jusqu'au lendemain, 15 novembre 2011 à 12h, pour se conformer à ses exigences : «Hier mardi, il m'a encore appelé autour de 11h30 pour me demander s'il j'avais déjà réuni le montant demandé. Je lui ai dit que j'étais en train de me battre», rapporte M. Essomba. Au moment où nous allions sous presse, tout laisse croire que la fillette enlevée est toujours en vie.

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Réactions
aslioga lionel  [Bréscia - Italie]
21/11/2011 12:03
Bcp de courage à la famille et bcp de prudence aux éléments de la police, c'est de la délinquance et notre société ne devrait plus admettre des choses comme celle si dans notre pays. Notre gouvernement a les moyens pour mettre la main sur ses gens et il doive tout faire pour apporter une aide à cette famille.
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